Tu dors, tu manges plutôt bien, tu fais attention à ton rythme… et pourtant tu te sens vidé·e.
Pas une fatigue “normale” après une nuit courte ou un effort. Une lassitude qui colle, qui pèse, qui revient.
Et si ce n’était pas (seulement) ton corps qui disait stop… mais ton cœur et ton mental ?

Qu’est-ce que la fatigue émotionnelle ? (définition simple)
La fatigue émotionnelle est un épuisement intérieur lié au trop-plein d’émotions, de charge mentale et de stress non évacués. Le corps paraît OK sur le papier, mais l’intérieur est saturé.
Elle survient quand on encaisse sans relâcher : on ravale, on tient, on gère… jusqu’à ce que ça déborde.
Signes courants (à repérer sans se juger)
- Tu te réveilles déjà fatigué·e malgré un sommeil correct.
- Respiration courte, cœur serré, pensées en boucle.
- Épaules en béton, mâchoire crispée, ventre noué.
- Irritabilité, larmes “sans raison”, hypersensibilité.
- Difficultés de concentration, sensation que tout est trop.
Non, ce n’est pas “dans ta tête”. C’est réel — et réversible.

Pourquoi ça arrive ? (le stress expliqué sans charabia)
Ton système nerveux alterne entre deux modes :
- Alerte (sympathique) : utile pour réagir aux imprévus, mais pas fait pour durer.
- Réparation (parasympathique) : quand on ralentit, le corps relâche, digère, revient à l’homéostasie (l’équilibre).
Quand la journée ressemble à une suite d’urgences, de notifications et de “je dois”, tu restes coincé·e en mode alerte. La fatigue émotionnelle s’installe. L’enjeu du bien-être n’est pas d’être zen 24/7, mais d’apprendre à revenir au mode réparation chaque jour, même quelques minutes.

Histoire vraie (et très simple)
Un jour, j’ai pleuré dans ma cuisine. Pas de drame. Mon thé refroidissait.
Juste un trop-plein qui s’échappe.
Je croyais avoir besoin de “repos”. J’avais besoin de reconnexion : revenir à mon souffle, à mon corps, à ce que je ressentais pour de vrai.

Que faire quand on se sent vidé·e ? (protocole doux, faisable)
Objectif : redescendre d’un cran pour que le corps relance son mode réparation.
1) Trois respirations longues (2 minutes)
- Inspire par le nez 4 temps
- Garde l’air 2 temps
- Expire par la bouche 6 à 8 temps
3 cycles suffisent pour calmer le système nerveux (tu sentiras souvent un soupir spontané).
2) Micro-mouvement pour “déverrouiller” (30–60 s)
- Roule les épaules lentement, étire la nuque, soupire bruyamment.
- Option debout : balance douce d’un pied sur l’autre.
Le mouvement dit au corps : « L’alerte est passée. »
3) Deux minutes de vrai silence
Sans écran, sans objectif. Assis·e, yeux ouverts ou fermés.
Ce n’est pas “perdre du temps”, c’est te le rendre.
4) Déposer le trop-plein
- Écris 3 lignes sans te relire (ce qui pèse, tel quel).
- Ou parle 60 s dans ton dictaphone.
Ce qui est déposé ne s’imprime plus dans le corps.
5) Un geste de tendresse (tout simple)
Main sur le cœur. Dis-toi : « Je suis là. Ça va aller. »
Ça a l’air naïf ? Ton système nerveux comprend très bien ce langage.

Ce que les émotions non exprimées font au corps
Elles ne disparaissent pas ; elles s’imprègnent (ventre, souffle, dos, mâchoire).
Un mail qui blesse → tu te tais.
Une peur qui revient → tu la repousses.
Petit à petit, le corps porte ce que la langue n’ose plus dire.
Revenir à toi, c’est lui retirer ce poids.

Quand demander de l’aide ?
- Si l’angoisse empêche de dormir ou de fonctionner,
- si la tristesse dure et s’installe,
- si tu te sens débordé·e : parler à un pro peut t’aider.
Et si tu veux un espace doux pour reprendre prise (respiration, mouvement, son), je peux t’accompagner pas à pas.

Le bien-être n’est pas un luxe : c’est vital
Prendre soin de toi, ce n’est pas “plus tard quand tout ira mieux”.
C’est maintenant, par des gestes minuscules, réguliers, tenables.
Le but n’est pas la performance. Le but est de revenir — encore et encore — au calme où le corps répare.

FAQ – Fatigue émotionnelle (réponses courtes, utiles)
Comment distinguer fatigue physique et émotionnelle ?
La fatigue physique cède au repos. L’émotionnelle persiste malgré le sommeil et s’accompagne de signes internes (boule au ventre, pensées en boucle, irritabilité).
Combien de temps pour se sentir mieux ?
Parfois dès la première séance (respiration + mouvement doux). La clé est la régularité : quelques minutes chaque jour.
Faut-il arrêter le sport ?
Non. Mais privilégie d’abord des pratiques qui apaisent (marche lente, étirements, danse intuitive). Le corps récupère mieux quand il redescend.
Et si “tout remonte” quand je me pose ?
On y va doucement. Respiration ancrée, pauses courtes, accompagnement si besoin. L’idée n’est pas de forcer, mais d’accueillir sans te noyer.

Passe à l’action (doucement)
Aujourd’hui, fais juste ça : 3 respirations longues.
Demain, ajoute 30 secondes de mouvement lent.
Après-demain, écris 3 lignes.
Et si tu veux un cocon sur mesure, écris-moi « COCON » : je t’enverrai une mini-pratique personnalisée à refaire quand tu veux.