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Le bien-être n’est pas un luxe : revenir au calme, vraiment

Il y a quelques années, j’aurais roulé des yeux si on m’avait dit : « Prends soin de toi. » À mes yeux, c’était pour plus tard, pour celles qui ont du temps, de l’argent, de l’espace. Moi, je devais avancer, cocher des cases, tenir des rôles. Alors je serrais les dents, je buvais un café de plus… et je « tenais ».
Jusqu’au jour où mon corps m’a montré que ce n’était plus tenable.

Ce n’était pas un drame spectaculaire. Plutôt une addition de petits signaux : sommeil haché, épaules en béton, respiration courte, cette boule dans la gorge qui monte sans prévenir. Bref, ce moment où l’on est là… sans vraiment y être.
Conclusion : le bien-être n’est pas un bonus. C’est vital.

Quand le corps parle avant la tête

D’abord, le corps chuchote : une fatigue qui ne passe pas, un ventre qui se serre, une mâchoire qui grince, une envie de pleurer sans raison. Ensuite, si on n’écoute pas, il hausse le ton. On se dit « c’est la période ». Parfois, oui, ça s’apaise. Souvent, ça revient, tout simplement parce que le message n’a pas été entendu.

Je n’ai pas eu de « grand déclic ». Au contraire, une suite de micro-moments : main posée sur le cœur à deux doigts d’exploser, dix minutes de marche sans téléphone, cinq minutes à pleurer dans la salle de bain. Rien d’héroïque, mais, à chaque fois, un pas vers moi.

Le stress sans charabia : parasympathique & homéostasie

On lit souvent « système nerveux », « parasympathique », « homéostasie ». En clair :

  • Mode protection : réunions, notifications, charge mentale, imprévus → le corps se met en alerte. Utile pour réagir, pas fait pour durer.
  • Mode réparation : respiration, mouvement doux, silence → le corps relâche, digère, rééquilibre. C’est l’homéostasie, ton point d’équilibre naturel.

Ainsi, le bien-être n’exige pas d’être zen 24/7. Il s’agit plutôt d’apprendre à revenir chaque jour au mode réparation, ne serait-ce que quelques minutes, pour que le corps n’ait plus besoin de crier.

Ce qui change quand tu ralentis (pour de vrai)

Contrairement aux apparences, ralentir ne fait pas « perdre du temps ». Au contraire :

  • La respiration devient plus profonde → les pensées cessent de tourner en rond.
  • L’écoute de soi se renforce → on arrête de se trahir sans s’en rendre compte.
  • Les limites se clarifient → moins de « oui » réflexes, plus de « je vais voir ».
  • Le goût des choses simples revient → un café chaud, un rayon de lumière, une courte marche.

Ce n’est pas magique. C’est concret. Et ça se cultive.

Pratiques simples (qui tiennent dans une vraie vie)

Pas de routine parfaite : uniquement ce qui fonctionne quand la tête est pleine et que le temps manque.

1) Trois respirations complètes (2 minutes)

Inspire par le nez 4 temps, garde l’air 2 temps, expire par la bouche 6 à 8 temps. Trois cycles.
Dès le troisième souffle, le corps lâche déjà un peu.

2) Micro-mouvement (30 à 60 s)

Fais rouler lentement les épaules, étire la nuque, soupire bruyamment.
Ce mouvement dit au corps : « tu peux desserrer l’armure ».

3) Un silence minuscule (2 minutes)

Sans écran ni bruit. Assise, rien à réussir.
Tu n’es pas improductive : tu te ré-équilibres.

4) Un geste de tendresse

Main sur le cœur, mot doux : « Ça va aller. Je suis là. »
Ça paraît naïf, c’est puissant pour le système nerveux.

5) Déposer le trop-plein

Écris trois lignes sans te relire ou parle 60 secondes dans ton dictaphone.
Ce qui est déposé ne s’imprime plus dans le corps.

À quoi ressemble une séance avec moi

J’utilise des outils simples : respiration, méditation guidée, mouvement doux, danse intuitive, parfois voyage sonore. Pas pour faire joli : pour t’aider à descendre d’un cran.

D’abord, on parle. Vraiment. Comment ça va dans ton corps ? On met des mots.
Ensuite, on respire ensemble. On bouge un peu — pas besoin d’être souple ni « sportive » : l’objectif, c’est faire de la place dedans.
Parfois, on ajoute le son : des vibrations qui bercent le système nerveux.
Tu repars plus légère. Pas parce que tout est réglé, mais parce que tu as retrouvé une prise. Et cette prise, tu peux la retrouver demain.

Les résistances (normales) qui empêchent de commencer

  • « Je n’ai pas le temps. »
    Peut-être pas trente minutes… mais trois souffles, si. Commence là : c’est énorme.
  • « Je ne sais pas faire. »
    Justement : rien à « bien faire ». Seulement sentir. Je te guide.
  • « J’ai déjà essayé, ça n’a pas marché. »
    Probablement trop exigeant. Ici, on cherche le minimum viable de douceur, ce que tu peux vraiment tenir.
  • « J’ai peur de ce qui va remonter. »
    On y va doucement. Quand une émotion arrive, on la traverse ensemble, sans se brusquer.

Le bien-être n’est pas une performance

Je ne promets pas une vie lisse ni une zénitude permanente. Je propose un chemin : revenir à toi, même quand ça bouge.
Construire un cocon — non pour t’isoler, mais pour t’y poser chaque fois que nécessaire.

Un cocon, c’est un espace et quelques pratiques qui tiennent dans ta journée :
cinq minutes derrière une porte fermée, une respiration sur un banc, trois mouvements dans la cuisine, une musique qui t’apaise.
Ce n’est pas spectaculaire, c’est vivable.

À retenir

Inutile d’attendre « le bon moment ». Commence là où tu es, maintenant, avec trois respirations et l’intention d’être un peu plus douce avec toi aujourd’hui. Ce n’est pas petit : c’est ainsi que l’équilibre revient.

FAQ — Revenir au calme

Combien de temps avant de sentir un effet ?

Parfois dès la première séance (respiration + mouvements doux). Le secret : un peu chaque jour.

Dois-je méditer longtemps ?

Non. Deux minutes de présence et trois respirations suffisent à amorcer la descente.

Et si “tout remonte” quand je me pose ?

On ralentit, on dose la durée, on s’appuie sur le souffle et, si besoin, on se fait accompagner.

Le sport remplace-t-il ces pratiques ?

Le sport aide, évidemment. Toutefois, commence par apaiser (respirer, étirer, marcher doucement) : le corps récupère mieux ensuite.

Passer à l’action (doucement)

Aujourd’hui : 3 respirations longues.
Demain : 30 secondes de mouvement lent.
Après-demain : écris 3 lignes.
Et si tu veux un cocon sur mesure, écris-moi « COCON » : je t’enverrai une mini-pratique personnalisée (respiration + micro-mouvement) à refaire quand tu veux.

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